samedi 8 septembre 2007
Miroir
Miroirs à facettes,
Miroirs aux alouettes...
On a beau sonder, scruter,
On ne voit rien...
Aucune image n'est reflétée.
Alors on fixe dans l'intimité du tain des teints...
Pour enfin percevoir ce vampire
Qui absorbe la vie
Pour rejeter des mots...
Mais ces mots sont sans son...
Sont son sang...
Et ça fait mal quand de la blessure dégouline,
Ce fluide glacial qui tombe goutte à goutte...
Lettre à lettre...
Formant une nappe rouge,
Il faut crever l'abcès...
J'éreinte les précieuses minutes
Allées et venues...
J'éreinte ces douces secondes
Que je voudrais éternité charnue..
charmée, charnelle...
A des poussières d'ici,
Sur les trophées du sur-joué, trop fait
S'étalent les rires affables
Jeux laids glacés, figés
Des bouffons de la vie
Qui s'excitent, s'énervent,
Déchirent leurs arguments cousus de fils blancs d'hypocrisie,
Se perdent dans mes oubliettes
Des nommés démoniaques...
Ne plus savoir ...
Le soir ou le matin...
Là...lasse
Creuser encore le miroir,
Celui qui rappelle
Qui je suis
Et qui bizarrement
Me redonne une confiance de pacotille...
Un masque de quelques secondes
Affecté d'un acide cynique...
Je joue mon propre rôle devant la glace...
Sans transition ni transfert au qu'une...
Eternelle insatiable...



